Comment ça commence #1 Chapitre 3

Publié le par Imaginath

Allez voici la suite... que vous attendez, d'ailleurs je vous remercie pour votre enthousiasme pour cette petite histoire qui grandit dans mon esprit comme sur le blog. Et si vous souhaitez lire la suite de cette histoire, n'hésitez pas à vous abonner...

Pour rappel :

Chapitre 1 xxx et Chapitre 2 xxx

Chapitre 3

Antoine était rassuré de savoir que cette valise était bien présente, qu’il n’avait pas fait tout ce chemin pour rien. Il allait dont devoir inventer un stratagème pour aborder Louise, faire sa connaissance sans pour autant éveiller soupçon ou curiosité qui pourrait faire flancher son projet.

Cette valise avait une histoire…

Antoine l’avait achetée quelques années auparavant pour le festival des Vieilles Charrues à Carhaix, où il essayait de se rendre chaque année, festival rock pour lequel il avait une attache particulière. En effet, il partageait ce voyage annuel avec sa grande sœur Bénédicte, fan de rock également, qui abandonnait mari et enfants pour trois jours avec son petit frère en Bretagne.

Il avait choisi cette valise pour sa légèreté mais surtout pour sa couleur, jaune poussin. Au moins il ne la perdrait pas, il la verrait de loin, cela lui permettrait peut être de rentrer le dimanche avec des chaussures aux pieds et non en mode « brousse » comme l’année d’avant où il lui avait été impossible de retrouver ses affaires parmi l’amoncellement de choses perdues lors du festival !

Et lors du dernier festival, il ne s’y était pas trompé, il avait retrouvé en un clin d’œil ses petits effets personnels et avait pu rentrer entier et habillé des pieds à la tête. Cette valise l’avait accompagné partout même lorsqu’il s’était arrêté prendre un café « O P’tit Bar » de Carhaix juste avant le feu des soirées à venir. C’est là que l’histoire entre Antoine et sa valise jaune avait débutée…

Louise et Mathilde refaisait le monde autour d’une tasse de thé, se faisant une joie de passer au minimum les trois prochains mois ensemble, partager leurs vies, leurs quotidiens, leurs secrets, bref construire une nouvelle vie ici, en Finlande, le pays qu’elle avait choisi depuis quelques années déjà et dont elles étaient tombées amoureuses lors d’un voyage scolaire. Elles touchaient du doigt leur rêve d’adolescentes.

Louise laissa son esprit vagabonder quelques minutes par la baie vitrée, d’où elle pouvait voir s’animer ce quartier qui ressemblait exactement à ce qu’elle avait imaginé. Elle posa son regard sur un jeune homme aux cheveux longs, n’y prêta pas importance, continua son exploration visuelle puis revînt à lui, elle le trouvait bizarre, un peu gauche mais il se dégageait aussi quelque chose de cet homme qu’elle n’expliquait pas. Il semblait lui rappeler quelqu’un mais elle ne savait ni où elle avait pu l’apercevoir, ni quand… Elle demanda à Mathilde si cette personne habitait le quartier ? Ce à quoi Mathilde répondit qu’elle ne l’avait encore jamais vu.

Louise ne se doutait pas que c’était elle qu’il était venu trouver, que c’était elle la clé du reste de sa vie, que c’était elle qui détenait le pouvoir sur son futur. Non elle ne le savait pas, comment aurait-elle pu se douter, que sa vie aussi dépendrait sûrement de cet inconnu.

Les deux femmes finirent leurs thés puis, voyant que l’inconnu était toujours près du salon, elles décidèrent de lui demander s’il était étranger, s’il était perdu. Elles étaient à peu près sûres qu’il n’était pas d’ici, il ressemblait à ces touristes égarés qui ne comprennent rien au finnois.

Louise décida de l’aborder le plus simplement du monde, dans un anglais parfait :

«   -    Bonjour, vous êtes en vacances par ici ? Je ne vous ai encore jamais vu.

  • Oh bonjour répondit Antoine, oui je suis en vacances pour quelques semaines dans cette belle ville d’Helsinki »

 Antoine avait un tel accent quand il parlait anglais que Louise et Mathilde devinèrent aussitôt qu’il était l’un de leurs compatriotes et continuèrent donc de faire connaissance dans la langue de Molière.

«   -     Vous êtes français n’est-ce pas questionna Louise.

  •  Euh oui, cela s’entend tant que ça plaisanta Antoine.
  • Oui j’ai de suite entendu cette petite pointe d’accent parisien dans votre bonjour, je suis française aussi cela aide.
  • Enchanté de rencontrer quelqu’un qui parle ma langue, je me sens un peu comme un extra-terrestre ici, même les panneaux des magasins ne me disent rien qui vaille !
  • Nous n’avons pas d’excuse, mon amie Mathilde est prof de français ici et moi, je vais bientôt le devenir. Je m’appelle Louise et je suis ravie de rencontrer un expatrié comme nous. Vous êtes ici pour affaire ?
  • Ravi également de vous connaître, je m’appelle Antoine, je suis un artiste à la recherche de nouveaux paysages pour mes œuvres. J’ai un peu fait le tour des paysages bretons, normands, provençaux ou alsaciens et je cherche un peu d’exotisme.
  • Super, si vous habitez le quartier nous serons peut être amenés à nous revoir car nous habitons cet immeuble. D’ailleurs si vous avez envie de parler un peu de vos découvertes, ou si le besoin d’un guide se fait sentir, Mathilde et moi nous ferons un plaisir de vous renseigner.
  • Oh merci c’est vraiment sympa, je ne manquerai pas de passer vous voir, j’aurai sans doute besoin de vos connaissances.
  • A bientôt Antoine alors.
  • A bientôt Louise. A bientôt Mathilde. Et ravi de vous avoir rencontré, ma journée se termine plutôt pas mal »

Antoine ne s’était pas attendu à ce que la tâche soit si aisée. Il n’avait rien eu à faire pour parvenir à ses fins, si la suite de son escapade finlandaise se poursuivait ainsi, il pourrait bientôt dévoiler à Louise ce qui l’avait poussé à la suivre, à vivre dans le même quartier, à respirer le même air qu’elle, à ne pas pouvoir vivre sans elle.

En attendant il n’avait toujours pas trouvé d’autre endroit pour dormir que ce maudit hôtel luxueux qui commençait à peser sur ses économies. Il lui fallait trouver un autre hébergement avant qu’il ne lui reste plus que de quoi payer le billet retour pour la France. Il se mît en quête d’un logement chez l’habitant et accessoirement repéra les lieux qui pourraient lui servir de modèle pour un futur tableau. A part peindre, il ne savait pas faire autre chose, alors il essaierait de vendre ses tableaux comme il le faisait déjà à Montmartre.

Louise et Mathilde passèrent la soirée à imaginer ce que cet Antoine pouvait bien peindre, quel style ressortait des œuvres… Elles le trouvaient fort sympathique et espéraient le revoir si le hasard les réunissait encore une fois.

Les filles s’endormirent tard cette nuit-là, elles avaient beaucoup parlé et leur nuit fût bercée de jolis rêves…

Antoine rentra tard dans la nuit vers son hôtel, il avait déniché quelques numéros de téléphones d’habitants proposant un hébergement, il les appellerait demain. Il s’endormit avec le même espoir que Louise et Mathilde : se revoir.

Comment ça commence #1 Chapitre 3

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Sylvie Barbera 01/03/2016 22:51

Qu'il est agréable de lire les aventures de Louise et Antoine. Surtout sans faute d'orthographe ;)

Nath 02/03/2016 10:18

Merci Sylvie, je pense qu'il en reste quelques unes mais c'est primordial pour moi, d'écrire dans un français correct.
Bisous